Visiter Riaz
Portait de Riaz
- Habitat et infrastructures 80 ha
- Agriculture 510 ha
- Forêts 190 ha
Histoire
De l'occupation romaine au Xe siècle
Riaz, cité épiscopale jusqu'à la réforme (900 - 1536)
Un acte daté du 11 novembre 923 nous informe d’un échange de terrain entre l’évêque de Lausanne Bozon et le comte Thurimbert d’Ogo et de Gruyères. Thurimbert avait construit une chapelle à Roda (Riaz) vers 859 et l’évêque lui donna en contrepartie certaines dîmes de Riaz attachées à l’église de Saint-Eusèbe de Bulo (Bulle).
Le dernier roi rodolphien de Bourgogne, Rodolphe III (993-1032) donna à sa femme Ermengarde, le 24 avril 1011, son fisc de Roda (fisc: trésor public). Cette dernière le céda à son fils Hugues, évêque de Lausanne, qui l’offrit à son tour au chapitre de la cathédrale de Lausanne. On peut affirmer avec certitude que c’est à cette époque que Riaz fut érigé en paroisse avec celle de Bulle, Vuippens et Echarlens, qui existait déjà.
En 1196, le village de Riaz fut le lieu de rassemblement de l’évêque et d’un grand nombre de seigneurs de la contrée. Ils y signèrent un pacte de non-agression. Il fut également traité ce jour-là des prétentions du comte de Gruyères sur les possessions de Bulle et de Riaz. Dès lors, le Chapitre de Lausanne posséda entièrement le village de Riaz.
Guerre contre le duc de Savoie
Un demi-siècle après la réunion de cette pacifique assemblée, les Fribourgeois et leurs alliés, en guerre contre le duc de Savoie, mirent le feu au village et à l’église de Riaz. L’évêque averti menaça de les excommunier s’ils ne réparaient pas les dommages causés. Ce monitoire est daté du 7 février 1252. La cité des Zaehringen s’empressa de donner satisfaction au chapitre de Lausanne.
La paix signée en 1196 entre le comte de Gruyères et l’évêque de Lausanne ne fut jamais sincère. De vieilles rancunes se réveillèrent et Pierre III de Gruyères, allié aux tourains, prit les armes et lutta contre les bullois ; ceux de La Tour vinrent même jusqu’à Riaz et incendièrent une partie du village en 1330. Cette fois-ci, heureusement, ce furent les Fribourgeois qui s’interposèrent et ramenèrent la paix en 1333.
Dès lors, Riaz connut un siècle de paix. Les riatins travaillèrent durement, défrichèrent les terres de l’évêque, mais ils vécurent en communauté largement autonome.
Traité de combourgeoisie avec Fribourg
Grâce aux guerres de Bourgogne, les bullois et les riatins unirent leurs efforts et nouèrent des relations suivies avec Fribourg. Tout en réservant leurs obligations envers leur évêque, qui habitait alors Lausanne, ils signèrent avec Fribourg, le 16 janvier 1476, un traité de combourgeoisie qui leur assurait protection en cas de conflit. Ce traité sera respecté jusqu’à la Réforme, en 1536, date à laquelle Berne déclara la guerre à la Savoie. Fribourg demanda aux Bernois de respecter le territoire de ses alliés et combourgeois.
Toutefois, l’évêque Sébastien de Montfaucon eut l’imprudence de soutenir les Savoyards et de prêcher la résistance aux Bernois qui, furieux, envahirent le Pays de Vaud. Avant de s’enfuir vers la fin mars 1536, l’évêque conseilla à ses sujets de remettre leur sort entre les mains de Fribourg et de garder ainsi leur foi. Les Riatins furent avisés verbalement par les Bernois de les reconnaître comme seuls maîtres.
Riaz dans le canton de Fribourg jusqu'à la Constitution de 1848
Archives de Riaz
Plusieurs parchemins enrichissent les archives de Riaz. Le plus ancien, en latin, date de 1290. Le premier droit que Fribourg cède à Riaz est signé le 6 février 1546. C’est l’octroi de l’ungelt qui permettait à la commune de prélever un impôt sur le vin vendu au village.
Un autre document signé Gurnel, le mercredi 13 mai 1556, retrace le procès-verbal de la vente du bois de Saint-Michel à la commune de Riaz par Leurs Excellences de Fribourg. Riaz a le droit de faire justice comme Bulle. Cette sentence est signée, par V. Thectermann, le vendredi 22 novembre 1583.
De nombreux documents nous informent en détail de tous les différends qui opposaient Riaz et ses voisins de Maules, Marsens, Vuippens, Echarlens et Bulle, bien sûr. Les baillis, revêtus de leur haute autorité, font régner l’ordre des forts. Mais des conflits éclatent avec leurs sujets. Ainsi, en 1709, une dispute envenime les relations de Riaz avec le bailli Georges-Pierre de Montenach qui se plaint à Fribourg. Les Souverains Seigneurs interviennent rapidement et la commune sera blâmée publiquement.
La Révolution française passe en Suisse. La conduite à suivre, inspirée de celle de Bulle, est dictée par les procès-verbaux de la commune. Voici le texte intégral du 13 janvier 1798: La commune de Riaz généralement convoquée a connu d’une voix unanime, dans les circonstances actuelles, de se conformer exactement aux précautions que l’honorable bourgeoisie de Bulle prend et prendra à l’avenir pour maintenir la sécurité publique.
Les troupes françaises à Riaz
L'église de Riaz
Cadastre
Ecole et Hôpital
Riaz de 1848 à 1966
Les hommes célèbres
Riaz est le berceau d’hommes célèbres et illustres. La famille Duding a donné à l’Eglise plusieurs prêtres et deux évêques. Le plus connu est Claude Duding (1681-1745). Le notaire Michel Guy (famille éteinte) recueille dans un ouvrage, dès 1732, tous les documents importants de la commune. Le docteur Maxime Clerc, syndic de Riaz en 1830, est le bienfaiteur des pauvres. Organiste à l’église, il fait don d’un orgue à la paroisse. Il meurt à l’âge de 78 ans.
Hubert Charles (1793-1882), contemporain du docteur Clerc, homme de caractère aux convictions profondes, devient juge en 1819. Il est aussi l’auteur de la nouvelle Constitution fribourgeoise, née de la guerre des bâtons. Il démissionne du Conseil d’Etat en 1846, car il refuse d’accepter l’adhésion de Fribourg à la ligue du Sonderbund. Il entre à nouveau au Conseil d’Etat en 1857, fonction qu’il garde jusqu’en 1871. Sa dépouille repose au cimetière de Riaz.
L’abbé Jean Gremaud (1823-1897), homme d’une rare intelligence, fut professeur d’histoire et premier recteur de l’Université de Fribourg. Il était très apprécié, sa parole fut applaudie et sa science admirée. Il est mort le 20 mai 1897 et est enterré à Riaz.
Des personnalités bien connues
Des artistes, natifs et résidents, ont porté très loin le nom de notre village et méritent notre admiration. Il font retentir le nom de Riaz bien au-delà des frontières du canton, que ce soit par leur art et leur talent en peinture et littérature (Xavier de Poret, Netton Bosson).
Le comte Xavier de Poret (1894 – 1975) était un peintre animalier, portraitiste de race et illustrateur averti de la faune alpine. Quelle sûreté dans son coup de crayon, quelle touche délicate, quelle virtuosité dans le sujet traité et quelle subtilité dans le rendu de ses croquis montagnards. L’artiste, né en France, s’est établi à Riaz en 1940 dans un château, celui des évêques Duding, en Plaisance.
Netton Bosson (1927 – 1991) habitait une vieille ferme où il avait aménagé son atelier rustique sous le toit. Il manifestait dans son art une personnalité très accusée, ennemie résolue du conventionnel. De Paris où il étudia les beaux-arts, il ramena voici bientôt deux lustres, une série d’œuvres originales d’une richesse étonnante qui révélèrent un métier déjà sûr. Le talent de l’artiste est à la fois naïf et mordant, d’un réalisme déroutant et passionnant à la fois, d’une originalité surprenante et d’une grande diversité. Il utilisait la plume, le pinceau, la gouache, l’huile ou la craie avec bonheur et dextérité.
Monuments historiques
Se déplacer
Mobul
Le village de Riaz se trouve sur la ligne 1 Epagny-Bulle-Marsens de Mobul. Les circulent tous les quarts d’heure. Vous pouvez consulter les horaires sur le site officiel Mobul.
Documents